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La tête dans les nuages

La tête dans les nuages

La tête dans les nuages

Lames de panéole – Panaeolus sp.

C’est une caractéristique particulière aux groupes des panéoles, un aspect dit « nuageux » des lames. Il est facile d’expliquer ce phénomène : sur les lames claires se développent les spores qui elles sont plus sombres. Un peu comme le font les champignons de Paris qui passent du rose au noir. Mais, contrairement aux autres espèces, les panéoles développent et maturent leurs spores de manières irrégulières le long des lames provoquant ce motif qui disparaît peu à peu avec le vieillissement et la maturité complète de toutes les spores.

Le 16 avril 2017 à Contis (Les Landes, France)

Crise de lames

Crise de lames

Hebeloma sp. – Lames d’Hébélome

Le saviez-vous ? Les champignons pleurent quand on les coupent ! En réalité, on appelle lames pleureuses le fait que certains champignons produisent une sorte de rosée sur le bord des lames. Ces gouttes se remplissent de spores et en séchant, elles provoquent les amas caractéristiques, comme sur ce cliché, où l’on distingue bien la couleur brune de ces millions de cellules reproductrices.

Le 10 octobre 2015 à Chenevelles (Vienne, France)

 

 

Feu d’artifice

Feu d’artifice

Crepidotus sp. – Crépidote

Les Crépidotes, minuscules champignons sans pieds font sans conteste partie de mes modèles préférés. Fixés par le chapeau à une branche morte, ils se font discrets, lames tournées vers le sol et l’on peut aisément passer à côté sans trop y prêter attention. Mais les retourner offre le plus souvent une belle surprise esthétique qui, pour ma part, ne me laisse jamais indifférent. Et si, comme ici, on a la chance de l’abondance, c’est comme le bouquet final d’un feu d’artifice.

Le 19 novembre 2016 à Croutelle (Vienne, France)

 

 

Le monstre-cellule

Le monstre-cellule

Le monstre-cellule

Fuligo septica (et Lycogala epidendrum) – Fleur de tan (et Lait de loup)

Août 2014, un été particulièrement « pourri », ce qui me convenait parfaitement à la différence des autres aoûtiens en quête de bronzette. Rien à voir avec les étés qui suivirent, la terre était humide et la mousse bien verte et tendre. À n’en pas douter, le sous-bois et le sous-sol grouillaient de vie et, du plus grand au plus petit, d’insectes, de vers de terre, de collemboles et autres arthropodes. Sur chaque végétal, chaque matière morte, c’était une armée de champignons et de bactéries qui recyclaient. Au milieu de cette foule qui échappe, habituellement, à notre vue, il y a des cellules, suffisamment grandes pour ne pas être ignorées. En voici mon plus fameux exemple sur plusieurs dizaines de centimètres, retombant et glissant telles des stalactites jaunes sur la mousse et le lierre. On remarquera les petites boules rose orangé d’un autre myxomycète le Lycogala epidendrum, très fréquent et, également, l’un des moins discrets de nos blobs.

Le 15 août 2014 à Arengosse (Les Landes, France)

Comme une éponge

Comme une éponge

Comme une éponge

Ceratiomyxa fruticulosa var. porioides

Curieusement, pour moi, c’est peut-être cette photographie qui représente le plus la nature étrange de la structure unicellulaire géante du myxomycète. Comme une main géante – à son échelle – cette Cératiomyxie s’étend sur un fragment de souche pourrie en une forme qui semble mettre en évidence sa capacité à se déplacer, s’étendre, prête à engloutir sa proie… Mais nul danger pour l’homme, le monstre ne fait que quelques millimètres et ses proies sont des bactéries, des spores et autres animalcules…

Le 27 septembre 2014, en forêt de Moulismes (Vienne, France)

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